Un style souple et mordant. Télérama

Vendredi 23 février 2018

20h30

Au Théâtre

55 minutes

À partir de 12 ans

SOMA

Imaginez une danseuse de haut niveau, habituée aux ballets classiques et contemporains, poussant la porte d’une salle de sport pour s’entraîner. De cette expérience insolite, Raphaëlle Delaunay a créé SOMA, un solo incisif et musclé.

Un banc, quelques néons. La scène épurée laisse toute la place à la danseuse en justaucorps léopard pour effectuer ses mouvements inspirés des salles de fitness. En déviant le cours d’un exercice sportif vers la danse, Raphaëlle Delaunay décrit le malaise de l’individu qui se perd dans l’illusion de son image. Ce manifeste sensible et intime dévoile les fragilités de l’existence humaine dans un culte de la performance associant le rire au tragique.

Diplômée de la Royal School of dancing de Londres, Raphaëlle Delaunay est admise à l’École de Danse de l’Opéra de Paris alors qu’elle n’a que dix ans. En 1997, sur l’invitation de la célèbre chorégraphe Pina Bausch, elle rejoint le Tanztheater Wuppertal où elle participe notamment aux reprises de « Café Muller », « le Sacre du printemps », « Kontaakthof » et à la création de quatre nouvelles pièces. À partir des années 2000, elle enchaîne les collaborations et signe en 2005 sa première chorégraphie « Jeux d’intention ». En 2006, Raphaëlle Delaunay fonde sa propre compagnie, Traces.

 

Concept et danse Raphaëlle Delaunay Son Pierre Boscheron Scénographie et lumières Sylvie Garot Regard extérieur Herman Diephuis, Catherine Legrand © Herman Diephuis