« Père Menrath : Inutile de mourir tout de suite. Il y a beaucoup de façon de servir Dieu.
– Benjamin : Vous savez que c’est faux, et que nous nous vautrons dans la facilité. Vous savez que d’autres religions se moquent de nous pour cela. Que d’autres religions ont des combattants de la foi, des kamikazes, des martyrs, qui sacrifient leur vie pour leur fausse croyance. Plus aucun chrétien ne fait cela aujourd’hui ».

Jeudi 11 décembre 2014
19h00

Au Théâtre

Vendredi 12 décembre 2014
20h30

 

À partir de 14 ans
1h30

 

 

 

MARTYR

La mécanique de la radicalisation

Tout commence lorsque Benjamin demande à sa mère de lui écrire un mot d’excuse en expliquant qu’il ne peut pas aller à la piscine pour motifs religieux. Il a décidé de vivre selon les grands préceptes de la Bible. Face à ce changement brutal de comportement, chacun réagit à sa manière. Mlle Roth, professeur de biologie et de géographie, se met à lire les Saintes Écritures tandis qu’Inge, la mère de Benjamin, est sans voix. Les adultes sont dépassés par la crise mystique que traverse l’adolescent qui en fait une lutte idéologique, philosophique et morale. Les failles de tout système d’éducation, qu’il soit scolaire, familial ou théologique sont révélées par Benjamin qui s’enferme dans sa position de « martyr ».
Martyr est le dernier texte en date du dramaturge allemand Marius Von Mayerburg, créée en mars 2012 à la Schaubühne à Berlin dans une mise en scène de l’auteur. La pièce est construite comme un scénario cinématographique où les scènes s’enchaînent rapidement en glissant de l’une à l’autre. Le spectateur suit le point de vue de Benjamin comme le ferait une caméra subjective. Dans la mise en scène de Matthieu Roy le dispositif sonore devient un instrument qui interagit avec les voix et les corps en mouvement des comédiens. Les pas sont amplifiés et des espaces sonores se dessinent grâce à un procédé de réverbération qui permet de se concentrer sur une personne en particulier. Les thèmes de l’adolescence, de l’éducation et du fanatisme religieux sont chers à Matthieu Roy qui continue de les explorer par le biais de l’imaginaire au théâtre. Il est à la recherche d’un théâtre radical via le recours aux nouvelles technologies qui placent le spectateur en position d’acteur.
« Martyr s’inscrit pleinement dans cette recherche d’un théâtre immersif à la portée de tous. » explique Matthieu Roy
La compagnie du Veilleur a présenté Martyr au festival In d’Avignon en juillet 2014. Matthieu Roy s’est formé à l’école du Théâtre National de Strasbourg et a notamment collaboré avec Joël Pommerat au théâtre et Richard Brunel à l’opéra.

De Marius von Mayenburg traduit de l’allemand par Laurent Muhleisen Mise en scène : Matthieu Roy Assisté de : Marion Lévêque Scénographie : Gaspard Pinta Costumes : Marine Roussel Lumières : Manuel Desfeux Espaces sonores : Mathilde Billaud Maquillages, coiffures, effets spéciaux : Kuno Schlegelmich Régie générale et lumières : Gabriel Galenne Régie son : Laurent Savatier Régie plateau : Jean‐Charles Pin Jeu : Claire Aveline, Clément Bertani, Philippe Canales, Romain Chailloux, Carole Dalloul, François Martel, Rodolphe Gentilhomme, Johanna Silberstein © : Jean-Louis Fernandez

Préambule
Le 4 décembre à 19h00 dans le hall du Théâtre, Dominique
Démonté, infirmier en psychiatrie, spécialiste de l’enfance et de l’adolescence au centre médico-psychologique de Lunéville et rattaché au CNP, vous propose de débattre autour des questions liées à la quête de l’identité à l’adolescence.

En partenariat avec la CLEF et le réseau ADO

Ateliers en milieu scolaire

Mardi 9 décembre au lycée de Dombasles avec Clément Bertani

Mercredi 10 décembre au lycée Boutet de Monvel de Lunéville avec Clément Bertani