Vendredi 20 mai 2016

20h30

Au Théâtre

à partir de 14 ans

MADEMOISELLE JULIE

Voici un drame de l’amour sous-tendu par la lutte des sexes. Seule au château le soir de la « Midsommer », fête du solstice d’été en Suède, Mademoiselle Julie, la fille du comte se mêle au bal donné par les domestiques et invite Jean, le valet de son père, à danser. Celui-ci s’échappe pour retrouver Kristin, sa fiancée qui s’est endormie. Julie le rejoint et lui demande de boire en sa compagnie. Il s’exécute. Dans l’atmosphère chaude de cette nuit d’été propre aux excès, la passion lie les deux êtres en tous points différents. Mus par un rêve d’affranchissement, ils se laissent enflammer par leurs désirs. Chacun est tour à tour animé par de nobles valeurs ou dénué de tout scrupule. Une avancée en bois et des blocs qui servent de plans de travail et de rangements sont les seuls éléments de décor. Les costumes atemporels font que l’on ne sait pas très bien à quelle époque se déroule l’histoire. La mise en scène de Nils Öhlund s’appuie aussi sur une traduction du texte qu’il a lui-même réalisé avec Clémence Hérout. Leur volonté est de défendre l’aspect parlé de l’écriture davantage que son aspect littéraire comme en témoigne l’interprétation magistrale des comédiens. Publiée en 1888, jouée pour la première fois en Suède dix-huit ans plus tard, cette pièce en un acte où la femme et l’homme « modernes » luttent pour se faire entendre, n’a rien perdu de sa cruauté et de sa redoutable efficacité. Nils Öhlund est un metteur en scène franco-suédois, comédien permanent de la Comédie de l’Est à Colmar, Centre Dramatique National d’Alsace. Ses mises en scène du Véritable ami de Goldoni et d’Une maison de poupée d’Ibsen le propulsent sur la scène internationale.

Texte August Strindberg Traduction et adaptation Clémence Hérout et Nils Öhlund Mise en scène Nils Öhlund Avec Fred Cacheux, Carolina Pecheny et Jessica Vedel Scénographie Laurianne Scimemi Costumes Laurianne Scimemi Assistée de Blandine Gustin Création lumière Michel Bergamin Création son Grégoire Harrer © André Muller+

++La comédie de l’est