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Expérimentations

BRODER POUR RÉSISTER

La Mue/tte
Marionnettes, Musique
En résidence au Lycée Lapie

Recherche et ateliers autour de la création Les Folles

Depuis de nombreuses années, La Méridienne – Théâtre de Lunéville et le Lycée Paul Lapie travaillent en étroite collaboration pour l’ouverture culturelle des jeunes. Forts des différentes expériences significatives telles que le Carré de Culture avec la compagnie Ormone en 2013, ou l’organisation du Love Bal avec la compagnie L’Aéronef en 2016, c’est tout naturellement que nous avons imaginé un nouveau partenariat pour l’année 2016 – 2017.

Cette nouvelle saison scolaire coïncide avec les premières étapes de recherche de la compagnie nancéienne La Mue/tte, autour de son futur projet de création Les Folles. Cette compagnie, qui développe un langage très personnel à partir de la notion de corps marionnettique et musical est bien connue des personnels et élèves du lycée. En 2014-2015, il y ont travaillé et joué leur précédant spectacle, et dirigé des ateliers de pratique artistique. L’opportunité pour les artistes de s’installer à nouveau au lycée pour une résidence de création, nous a semblé pertinente, pour tous les acteurs du projet. Un projet qui permettrait aux élèves de se confronter réellement au monde des arts du spectacle, avec des partenaires dont c’est le métier, de s’ouvrir et de se cultiver, ainsi qu’un rayonnement auprès de l’ensemble de l’établissement (élèves des autres sections, personnel et parents d’élèves).

Depuis sa création en 2014, La Mue/tte reçoit le soutien de La Méridienne. Le spectacle L’un dans l’autre a été coproduit par la scène conventionnée et accueilli dans la saison 2015-2016 pour trois représentations. L’homme orchestre a également inauguré la 4ème édition du Festival FACTO. La confiance et l’exigence artistique partagées motivent notre désir d’une nouvelle aventure commune, dont le Lycée Paul Lapie pourrait être le terrain fertile.

Une résidence de création autour des Folles de la Place de Mai

Si la Compagnie La Mue/tte est installée en Lorraine, son désir est de tisser un lien entre l’Europe et l’Amérique latine, de croiser les influences, les esthétiques et les thématiques. De trouver les échos possibles entre les deux cultures.

Dans cette optique, le projet Les Folles veut rendre hommage aux « Folles de la Place de Mai », ces mères argentines reconnues mondialement pour la lutte acharnée qu’elles menèrent dans le but de retrouver leurs enfants, victimes de la dictature. Et à travers ce symbole argentin, trouver la portée universelle de ce regard posé sur une société en mutation.

Il s’agit d’une création d’un spectacle pour une comédienne, un album photo et quelques mouchoirs brodés. Le projet de la compagnie est de mettre en scène cette problématique, tant intime que politique dans une forme brève, jouée en solo. Une femme en jeu, seule, pour nous parler de ce cheminement : de la solitude à la force du collectif. Se reconnaître en l’autre, à travers le manque et la détermination. Transformer le sentiment toxique en une cause humaniste. Notre désir est de raconter l’histoire d’une de ces femmes, et par là de milliers de femmes. Sans parole, par une évocation visuelle et sonore, dans un langage et une imagerie plus proche du réalisme magique que du documentaire.

Une ouverture sur le lycée

Une résidence artistique d’une année au sein d’un établissement scolaire est l’opportunité de jouir d’un lieu de travail et de s’implanter sur un territoire, mais avant tout celle de faire découvrir à des élèves les différentes facettes de la création artistique, particulièrement dans le domaine riche et vaste de la marionnette.

Le désir de s’implanter dans un lycée professionnel témoigne aussi de la volonté de permettre l’expérience artistique dans un contexte autre que celui des filières générales, qui bénéficient d’un accès à la culture plus évident que dans les filières de formations techniques ou professionnelles. Ce constat s’applique particulièrement sur le territoire très défavorisé de Lunéville. Plus particulièrement sur ce projet, la compagnie entrevoit une belle pertinence à poser ses valises dans un lycée professionnel formant aux arts de la broderie. Il existe encore peu de ces enseignements en France mais par chance, une section d’apprentissage dédiée à cet art ancestral existe dans notre région.

Les deux classes de broderies (premières années BMA et CAP Broderie un an) seront les pilotes du projet au cours duquel chaque élève pourra développer des savoirs-faire techniques et son sens de la créativité.

Ce projet réunit donc deux sections différentes et va permettre de travailler autour de l’axe du « vivre ensemble » en créant du lien et en favorisant ainsi la cohésion au sein de l’établissement.

Au programme de cette résidence :

> Un laboratoire de création

Cette année au lycée sera consacrée aux prémices de la création du spectacle et sera organisée en trois laboratoires de création. Ces laboratoires seront des moments de recherche ; les artistes travailleront surtout en interne mais les portes seront ouvertes aux élèves du lycée, dans un cadre préalablement défini avec les professeurs.

> Création d’un élément scénographique

Les artistes travailleront particulièrement avec les élèves de la section broderie à la réalisation d’un élément scénographique du spectacle. Les élèves auront à réaliser une grande bannière brodée. Un travail sur le portrait des femmes argentines sera également engagé.

>Atelier d’initiation aux arts de la marionnette

Il s’agira également de profiter de la présence des artistes dans le lycée pour initier les élèves aux arts de la marionnette. Des moments d’ateliers de construction et de manipulation sont prévus pour que les jeunes se sensibilisent à la démarche de création par la pratique artistique. Les ateliers viendront nourrir le travail des artistes, dans une volonté, là encore, d’intégrer les élèves au processus de création.

Le dossier complet du projet en cliquant ici : Broder pour résister

Professeur Relais : Magoba Brenot
Informations : Damien Listre : dlistre@lameridienne-luneville.fr / 03 83 76 48 66

 

Recherche et ateliers autour de la création « Je hurle mais tu ne réponds pas »

La SoupeCie
Théâtre, Marionnettes, Musique
En résidence au collège Duvivier, Einville-au-Jard 

 

La SoupeCie est à nouveau accueillie cette saison par le collège Duvivier d’Einville au Jard dans le cadre du dispositif de résidence en collège mis en place par le Conseil Départemental de la Meurthe et Moselle.

Le projet pédagogique du collège Duvivier, basé sur les problématiques de l’ouverture à l’autre, de la mixité et de l’égalité fait écho à la thématique du projet de spectacle de la SoupeCie Je hurle, mais tu ne réponds pas, directement liée à ces questions. La résidence de la SoupeCie s’est donc inscrite dans un volet culturel du projet d’établissement. L’accueil en résidence de la compagnie par le collège en 2015-2016 a donné à celle-ci l’occasion d’initier ses recherches tout en développant son travail en direction du public collégien, et a parallèlement permis le suivi, le contact et l’échange entre élèves et artistes dans le cadre d’un processus de création. La compagnie a plus spécifiquement travaillé avec la classe de 5ème émeraude, mais des actions à destination de l’ensemble de l’établissement ont aussi été mises en place.

La réussite de cette expérience tant sur le plan artistique que sur le plan pédagogique a conduit l’ensemble des partenaires (collège, opérateur culturel et compagnie) à poursuivre le projet en 2016-2017, en reconduisant la résidence et le travail avec les élèves qui seront alors en classe de 4ème.

Au programme de l’année 2016-2017

1. Stage de 5 journées

Deux intervenants animeront au printemps 2017 un stage d’une durée de 5 jours à destination des élèves de 4ème. Pendant cette semaine, les élèves travailleront sur la base d’un texte court, une nouvelle en lien avec la problématique du spectacle. Ils concevront une mise en scène marionnettique qu’ils mettront en pratique dans le cadre d’un spectacle d’une vingtaine de minutes. Le texte sera choisi en concertation avec le professeur, les constructions marionnettiques et la mise en scène seront réalisées par la compagnie.

2. Reportage vidéo

Sur le modèle de celui qui sera réalisé par la compagnie dans sa future création, les élèves réaliseront avec leur professeur et un intervenant de la SoupeCie un reportage sur les rapports homme-femme dans leur environnement. Les élèves devront mener des interviews auprès de leurs camarades, de leurs familles, de leurs proches. La compagnie consacrera trois journées à cette réalisation. Ces journées seront suffisamment espacées dans le temps, pour permettre une avancée significative des travaux menés par les élèves entre chaque intervention.

3. Restitution

A l’occasion d’une journée en fin d’année scolaire, le spectacle créé à l’issue des 5 jours de stage, ainsi que le reportage entièrement réalisé par les élèves seront présentés aux autres élèves et aux professeurs de l’établissement.

Pour élargir sa diffusion, le reportage sera également présenté à la Méridienne-Théâtre de Lunéville, au mois de mai 2017 lors la soirée consacrée à la restitution des ateliers en milieu scolaire mis en œuvre par le théâtre à travers divers partenariats.

4. Résidence de création

Comme en 2015-2016, trois sessions de travail d’une semaine sont prévues pour que la compagnie se consacre au travail de recherche autour de la création en cours Je hurle, mais tu ne réponds pas. Les périodes de travail se dérouleront sous la forme de laboratoires et chantiers thématiques dont les sujets seront :

– Semaine 1 : le texte et la musique

– Semaine 2 : la manipulation et le texte

– Semaine 3 : le reportage vidéo, premières prises d’images

5. Temps forts, «visite de chantier » et rencontres

Durant les phases de recherches et de répétitions, des « visites de chantier » ont jalonné la résidence 2015-2016 et jalonneront de la même façon la résidence 2016-2017. Deux à quatre fois par semaine de présence de la compagnie au sein du collège, l’équipe de la compagnie rencontrera les élèves de la classe de 4ème pour faire le point sur l’état de leur travail et leur faire part des avancées. En outre des temps de visibilité du travail artistique ouverts à l’ensemble de l’établissement scolaire seront proposés.

Le dispositif de résidence en collège a notamment pour intérêt de conjuguer l’activité de conception d’un spectacle et les rencontres avec les élèves de l’établissement afin de leur présenter régulièrement des éléments du processus de création, tout au long de l’élaboration de l’œuvre. A travers ces rencontres fréquentes, les artistes tendent à donner une meilleure compréhension de leur travail et à tisser des liens entre eux et les jeunes spectateurs. Les collégiens prendront ainsi conscience des enjeux d’une création. Au plus près des artistes, ils pénètrent au cœur des ateliers volants, rencontrent costumier, scénographe, régisseur, etc. au moment même de leur recherche créative.

Depuis 2004, le travail de la SoupeCie est impulsé et guidé par Eric Domenicone et Yseult Welschinger, accompagnés de nombreux artistes et techniciens. La singularité première de la compagnie est la marionnette contemporaine. La forme en mouvement et le geste musical constituent le motif initial de ses recherches axées à la fois sur l’intime et sur les rouages de notre société.

Le dossier complet du projet en cliquant ici : La SoupeCie en résidence au collège Duvivier

Professeur Relais : Sophie Gueguen
Contact: Damien Listre : dlistre@lameridienne-luneville.fr / 03 83 76 48 66

 

Benoît Sicat en immersion à l’école maternelle Germain Charier

Association 16 rue de Plaisance / Benoît Sicat
Musique, arts plastiques

 

Benoît Sicat est accueilli de manière privilégiée cette saison à La Méridienne : avant de jouer le spectacle sonore interactif Le Son de la sève et de proposer un atelier parent-enfant durant le festival FACTO, il sera dans les lieux d’accueil de la petite enfance à Lunéville pour l’improvisation vocale et sonore Icilà du 21 au 23 mars 2017.

Dans la continuité du spectacle Le Son de la sève, il sera en immersion dans la cour de l’école maternelle Germain Charier le temps de trois demi-journées afin d’explorer les possibilités de la musique éolienne, ou comment jouer avec l’imprévu et la surprise… Il construira un orgue éolien, ainsi que des arcs pour haubaner l’ensemble, sur lesquels les enfants pourront interagir. Cet instrument en bois fonctionnera de manière autonome grâce à l’énergie du vent, mais pourra également être manipulé directement par les enfants : une structure musicale aléatoire reliant la main de l’homme aux éléments naturels. Cette installation sonore interactive empruntant au land art a pour vocation de circuler de cour d’école en cour d’école au gré des saisons.

Benoît Sicat est un artiste en chemin. Peintures, photographies, spectacles, films, jardins, terriers, lutherie bocagère, improvisation vocale… Il est là toujours où on ne l’attend pas.

Contact : Carole Papin : cpapin@lameridienne-luneville.fr / 03 83 76 48 64